Consultant d'affaires
Make ou Zapier : comment choisir son outil d'automatisation ?
Vous avez décidé d'automatiser. Bravo. Puis vous avez ouvert Make, puis Zapier, et vous avez refermé les deux. Les interfaces ne se ressemblent pas, les tarifs sont illisibles, et tout le monde sur Internet a un avis différent. Résultat : vous n'avez toujours rien automatisé, et vos relances se font encore à la main.
Le choix entre Make et Zapier est devenu le point de blocage de beaucoup de PME. Pourtant, la réponse est plus simple qu'on ne le croit : les deux outils font la même chose de base, mais ils ne s'adressent pas au même profil.
La vraie question avant Make ou Zapier : est-ce que votre processus est clair ?
Avant de comparer les tarifs, une étape indispensable : votre processus est-il défini ? Une automatisation, c'est la mécanisation d'un processus existant. Si le processus est flou, l'automatisation produira des erreurs plus vite, comme le rappelle la règle d'or HUVI : on n'automatise jamais le désordre.
Concrètement, avant de choisir un outil, décrivez votre automatisation en langage simple : « Quand un formulaire est rempli, créer une fiche client dans mon système et envoyer un courriel de confirmation. » Si vous ne pouvez pas décrire votre automatisation en une phrase, elle n'est pas prête.
Ce qui distingue vraiment Zapier de Make
Zapier mise sur la simplicité. On crée un « zap » en reliant un déclencheur (un nouvel événement) à une action (une tâche). L'interface est linéaire, guidée, accessible sans formation. C'est l'outil le plus populaire, avec le plus grand catalogue d'intégrations : plus de 7 000 applications connectables (chiffre avancé par l'éditeur et repris dans les comparatifs 2026). Pour les automatisations simples, il est difficile à battre.
Make (anciennement Integromat) mise sur la puissance. On construit des « scénarios » sur un canevas visuel, avec des branchements conditionnels (si ceci, alors cela), des boucles, des agrégateurs et des transformations de données. C'est plus puissant, mais plus exigeant à prendre en main. Son catalogue d'intégrations est plus petit (plus de 1 500 connecteurs), mais il couvre l'essentiel pour une PME.
La différence de philosophie est nette : Zapier est conçu pour que n'importe qui automatise en quelques minutes ; Make est conçu pour ceux qui veulent automatiser des choses plus complexes, quitte à y passer plus de temps.
Les coûts : attention au modèle de facturation
Le piège des outils d'automatisation, c'est que le prix affiché ne reflète pas le coût réel. Zapier facture par « tâches » (chaque exécution d'un zap), tandis que Make facture par « opérations » (chaque module exécuté dans un scénario).
Concrètement, un scénario Make avec plusieurs modules consomme plusieurs opérations par exécution, mais le volume inclus dans les forfaits Make est généralement plus généreux. Les comparatifs 2025-2026 estiment que Make revient 40 à 60 % moins cher que Zapier pour un usage équivalent. Zapier, de son côté, offre des plans d'entrée très simples et une facturation prévisible pour les petites automatisations.
La règle : calculez votre volume réel (combien de fois votre automatisation s'exécute par mois) et comparez les forfaits sur cette base, pas sur le prix affiché. Et pensez à l'avenir : un volume qui double, ça change tout.
Comment choisir selon votre profil
Le tableau est simple à retenir :
- Vous débutez, vos automatisations sont simples (1 déclencheur, 1-2 actions) : Zapier. Vous serez opérationnel en quelques heures, sans courbe d'apprentissage.
- Vos automatisations ont de la logique (conditions, boucles, transformations) : Make. Ses branchements conditionnels et son canevas visuel sont faits pour ça.
- Vous avez un volume élevé et un budget serré : Make, généralement plus économique à volume égal.
- Vous avez besoin d'une intégration rare et spécifique : vérifiez d'abord le catalogue de chaque outil. Zapier a l'avantage sur le nombre, mais Make couvre l'essentiel.
Il n'y a pas de « meilleur outil » universel. Il y a le bon outil pour votre automatisation, votre équipe et votre budget.
L'erreur classique : commencer par l'outil au lieu du processus
On voit souvent des PME s'abonner à Zapier ou Make « pour voir », créer deux automatisations de démonstration, puis abandonner. Le problème n'est pas l'outil, c'est qu'on a commencé par le mauvais bout.
La méthode HUVI est inverse : identifier les tâches répétitives qui coûtent du temps (relances, saisie, notifications, transferts), choisir UN processus, le définir clairement, puis automatiser avec l'outil adapté. Une automatisation utile vaut mieux que dix automatisations de démonstration.
Et il y a une limite à garder en tête : l'outil d'automatisation ne remplace pas le système. Si vos données sont dispersées dans cinq outils non connectés, Make ou Zapier peuvent les relier, mais ils ne créeront pas la structure manquante. Le préalable, c'est la centralisation.
Questions fréquentes
Make ou Zapier pour une PME qui débute en automatisation ?
Est-ce que Make est vraiment moins cher que Zapier ?
Quelle est la différence entre les tâches de Zapier et les opérations de Make ?
Faut-il savoir coder pour utiliser Make ou Zapier ?
Comment éviter de payer pour des automatisations inutiles ?
Prochaine étape
Prêt à choisir le bon outil d'automatisation sans vous tromper ?
Faites le bilan IA gratuit de HUVI Optimisation : en 15 minutes, vous repartez avec une lecture claire de vos processus automatisables et de l'outil qui a du sens pour votre entreprise.
Faire mon bilan IA gratuitVous voulez d'abord en parler ? La séance d’optimisation est là pour ça : on regarde ensemble ce qui mérite d'être automatisé, avant de choisir le véhicule.